Archive for Jean-Antoine Watteau

The End of Watteau

Posted in Art, Postcards with tags on November 22, 2015 by Dylan Thomas Hayden





Watteau was a delicate man whose health was fragile throughout his short life. In 1720, suffering from tuberculosis, he travelled to London to consult a fashionable doctor but finding that the unwholesome effects of the English climate outweighed any benefit of the treatment he returned to France. The last months of his life were spent near Nogent-sur-Marne in the home of his patron the Abbé Haranger, from whom we have the very touching and pathetic account of the artist on his deathbed, mute and delirious, painting imaginary figures in the air with an immaterial brush. He was 36 years old and had little reason to suspect the lasting renown his fragile oeuvre would claim nor the extraordinary affection it would inspire in the centuries to follow.

Jean-Antoine Watteau
10 October 1684 – 18 July 1721

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Small Town Boy

Posted in Art, Postcards with tags , on November 22, 2015 by Dylan Thomas Hayden



Watteau’s home town of Valenciennes boasts a very fitting and magnificent shrine to their greatest native son in this monumental fountain. The portrait bronze of Watteau was sculpted by his fellow Valenciennois Jean-Baptiste Carpeaux and the monument completed to his designs after his death in 1875 by sculptor Ernest Eugène Hiolle and architect Emile Dussart. The monument was inaugurated on the 12th of October 1884, to honour the bicentennial of Watteau’s birth.

Some Watteau Ephemera

Posted in Object with tags , on November 21, 2015 by Dylan Thomas Hayden






Monument à Jean-Antoine Watteau

Posted in Art, Postcards with tags , , on November 20, 2015 by Dylan Thomas Hayden






Watteau statue, stereoscopic

Henri Désiré Gauquié (1856-1943), Monument à Jean-Antoine Watteau, 1896
Jardin du Luxembourg, Paris

With the posting of the last of Paul Verlaine’s Fêtes galantes two days ago my tribute to Jean-Antoine Watteau is nearing its end. It has been a very rewarding journey for me and it seems to have enjoyed some popularity with my very exclusive readership as well. Watteau’s oeuvre and most particularly his drawings, which I have barely touched upon, is too extensive and too delightful to neglect indefinitely and I shall surely return to it in future, as I will to Verlaine’s exquisite verse.

Fêtes galantes XXII: Colloque sentimental

Posted in Fêtes galantes, Painting, Poetry with tags , on November 18, 2015 by Dylan Thomas Hayden

Une allée d'arbres, c. 1715, Hermitage

Une allée d’arbres, c. 1715
The Hermitage, Saint Petersburg

Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux formes ont tout à l’heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l’on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux spectres ont évoqué le passé.

— Te souvient-il de notre extase ancienne ?
— Pourquoi voulez-vous donc qu’il m’en souvienne ?

— Ton cœur bat-il toujours à mon seul nom ?
Toujours vois-tu mon âme en rêve ? — Non.

— Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! — C’est possible.

— Qu’il était bleu, le ciel, et grand, l’espoir !
— L’espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.

Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.

Fêtes galantes XXI: En sourdine

Posted in Fêtes galantes, Painting, Poetry with tags , on November 17, 2015 by Dylan Thomas Hayden

Le voleur du nid de moineau, c. 1712

Le voleur du nid de moineau, c. 1712
National Gallery of Scotland

Calmes dans le demi-jour
Que les branches hautes font,
Pénétrons bien notre amour
De ce silence profond.

Fondons nos âmes, nos cœurs
Et nos sens extasiés,
Parmi les vagues langueurs
Des pins et des arbousiers.

Ferme tes yeux à demi,
Croise tes bras sur ton sein,
Et de ton cœur endormi
Chasse à jamais tout dessein.

Laissons-nous persuader
Au souffle berceur et doux
Qui vient à tes pieds rider
Les ondes de gazon roux.

Et quand, solennel, le soir
Des chênes noirs tombera,
Voix de notre désespoir,
Le rossignol chantera.

Fêtes galantes XX: L’Amour par terre

Posted in Fêtes galantes, Painting, Poetry with tags , on November 16, 2015 by Dylan Thomas Hayden

Plaisirs d'amour, c. 1719, Gemaldegalerie, Dresden

Plaisirs d’amour, c. 1719
Gemäldegalerie Alte Meister, Dresden

Le vent de l’autre nuit a jeté bas l’Amour
Qui, dans le coin le plus mystérieux du parc,
Souriait en bandant malignement son arc,
Et dont l’aspect nous fit tant songer tout un jour !

Le vent de l’autre nuit l’a jeté bas ! Le marbre
Au souffle du matin tournoie, épars. C’est triste
De voir le piédestal, où le nom de l’artiste
Se lit péniblement parmi l’ombre d’un arbre.

Oh ! c’est triste de voir debout le piédestal
Tout seul ! Et des pensers mélancoliques vont
Et viennent dans mon rêve où le chagrin profond
Évoque un avenir solitaire et fatal.

Oh ! c’est triste ! – Et toi-même, est-ce pas ? es touchée
D’un si dolent tableau, bien que ton œil frivole
S’amuse au papillon de pourpre et d’or qui vole
16 Au-dessus des débris dont l’allée est jonchée.